La prise en charge de la douleur

L'idée en hypnose, n'est en aucun cas de prétendre supprimer la cause physiologique de la douleur mais de moduler le ressenti en réapprenant à réagir et agir de manière plus adéquate. La douleur correspond à une double expérience : sensorielle bien évidement mais aussi émotionnelle.

Cette double expérience est tous cas complètement subjective et dépend du vécu de chacun.

"La douleur du moment est augmentée de la douleur du passé et majorée par la possibilité de la douleur à venir" (Milton Erickson).

- L'hypnose permet d'apprendre au patient à gérer sa douleur au niveau de l'intensité, au niveau des émotions qui l'accompagnent et de l'aider à trouver des ressources l'aidant à se mobiliser ;

- La pratique de l'auto-hypnose à domicile rend le patient actif de sa prise en charge et lui permet d'agir sur sa qualité de vie.

Il est recommandé de consulter au préalable un médecin avant de recourir à l'hypnothérapie pour s'assurer qu'il n'y a aucun fond physiologique.

La douleur, quand elle devient chronique, peut être le résultat d'un terrain psychologique anxieux voire d'une expérience traumatisante passée. Il est donc important de revisiter le passé afin d'évaluer la pertinence de cette hypothèse. Dans le cas où celle-ci se confirmerait, l'objectif sera alors de mettre à distance la pénibilité émotionnelle de la douleur en lien avec le parcours de vie du patient et d'en évaluer les résultats.

En parallèle, il apparaît nécessaire et nous l'avons déjà vu, de travailler également sur la relation entretenue avec la douleur afin réduire si possible la sensation et le niveau d'intensité de la douleur perçue.

En séance, il est donc important de considérer tout à la fois les symptômes comme les émotions entourant la douleur en :

Agissant sur la douleur

L'idée est de faire évoluer, transformer voire réduire la perception de la douleur en travaillant sur la forme qu'elle peut prendre et son niveau d'intensité (suggestions). Toutefois, il est également possible d'intervenir en aidant le patient à se décentrer de sa douleur en se focalisant sur d'autres éléments afin d'apaiser ses souffrances et diminuer son inconfort (dissociation).

Permettant une meilleure gestion du stress en lien avec la douleur

L'objectif est de créer un état interne ressourçant et apaisant en se basant sur la capacité du système nerveux autonome à réguler les états de stress.



Le traitement des phobies

Les phobies sont une forme d'anxiété. La personne phobique réalise que sa peur est excessive et irrationnelle, mais elle ne peut pas résister au besoin d'éviter l'objet de sa crainte. La phobie devient problématique lorsqu'elle oblige la personne touchée à restreindre ses activités et que sa qualité de vie s'en ressent.

Quelques chiffres :

Le pic d'apparition des phobies se situe le plus souvent dans l'enfance entre 5 et 9 ans.

Ceci est particulièrement vrai pour les phobies d'animaux et celles liées à l'environnement naturel, ainsi que pour la phobie du sang et des injections. Pour les phobies situationnelles, en revanche on retrouve deux pics d'âge de début avec un pic dans l'enfance et un autre après 20 ans.

Les phobies d'animaux diminuent avec l'âge, tandis que les phobies situationnelles augmentent au contraire avec les années.

Comment l'évitement comportemental renforce l'anxiété et la peur :

Les trois niveaux d'anxiété :

Le travail en hypnose :

Le but du travail d'hypnose est de dialoguer avec l'inconscient du patient de façon à comprendre, à lever les blocages et retrouver son bien-être. La technique de l'hypnose qui va permettre de plonger l'individu dans un état de profonde relaxation, pourra ainsi offrir la possibilité de se libérer des symptômes de la phobie comme du stress et de l'anxiété avec lesquels ils sont en lien. Un travail sera également nécessaire au niveau de la confiance en soi et dans la reprise en main de ses émotions afin d'inscrire face à l'objet de la peur, une réaction plus rationnelle.


Deux principales techniques existent dans le cas de phobie dites « simples » c'est à dire correspondant à une peur anormale et excessive d'un objet ou d'une situation :

La régression

Pour ce faire, le praticien va tout d'abord retourner aux origines de la peur au travers d'un travail de régression : le plus souvent, un traumatisme ou l'éducation lorsque la peur est transmise par l'entourage notamment durant l'enfance.

Le but de l'exercice est d'apporter une réponse adaptée à la situation qui pourra alors s'inscrire dans l'inconscient.

La dissociation

Le principe correspond au fait de faire revivre une scène phobogène du passé ou du présent, mais de manière dissociée : c'est-à-dire en tant que spectateur (posture de méta-cognition).

Cela permet de prendre de la distance par rapport à la phobie tout en trouvant des perceptions et comportements plus adaptés. Il faut noter que la répétition d'exercices de dissociation amène progressivement plus de calme intérieur comme un meilleur contrôle sur la situation.



L'accompagnement en termes d'addictions


Définir l'addiction 

L'addiction est un processus psychophysique complexe qui se manifeste à travers un comportement, il peut être lié (ou non) à une substance. La définition de l'addiction que propose Gabor Maté, comporte quatre éléments : 

- premièrement, la personne éprouve l'envie irrésistible de consommer une substance ou d'adopter un comportement, donc l'envie irrésistible est le premier élément ; 

- deuxièmement, la personne trouve un soulagement temporaire ou une source de plaisir dans la consommation de cette substance ou dans l'adoption de ce comportement : il s'agit ainsi d'un soulagement ou du plaisir temporaire ; 

- troisièmement, la personne subit des conséquences négatives après coup, ça lui porte donc préjudice ; 

- quatrièmement, la personne persiste dans la consommation ou le comportement et est incapable d'arrêter. Il y a donc finalement l'incapacité d'arrêter.


Accompagner un consultant dépendant, c'est avant tout l'aider à retrouver sa liberté de s'abstenir de consommer.


Il s'agit là d'un enjeu important. Il convient donc avant tout chose, de considérer le fait que l'hypnose (ou tout autre process permettant de travailler sur les addictions) n'est pas une solution instantanée. En effet, pour sortir de la dépendance, il est souvent indispensable de s'engager dans un travail sur soi à long terme afin de résoudre ses problèmes d'addictions durablement. L'hypnose peut aider à s'attaquer à la dépendance et aux problèmes qui y sont associés, mais ces questions sont complexes et difficiles et nécessitent comme je l'ai dit, un engagement sur le long court.

Comprendre l'addiction

Généralement l'addiction se déroule en trois étapes :

  • Par un usage simple et curieux ;
  • Par la quête d'une expérience nouvelle ;
  • Par la recherche d'un plaisir, d'une transgression voire d'un soulagement.

En début d'addiction les effets néfastes ne se font pas forcément ressentir. Ensuite viennent l'abus et l'usage nocif qui amènent peu à peu à ressentir le manque. Enfin, apparaît la dépendance et le besoin.

Le besoin peut être brutal ou progressif. Mais il implique un comportement répétitif, impératif et contraignant, sous peine de souffrances physiques et/ou psychique.

Au-delà de la compréhension des enchaînements conduisant à la dépendance, il est important de s'approprier également les effets que génèrent sur le cerveau et notamment sur les circuits neuronaux de la récompense, la réponse à ce besoin qui est source de dépendance.

On retrouve deux formes de dépendance 

  • La dépendance physique : Lorsque la personne dépendante arrête la consommation de cette substance, un manque accompagné de symptômes se fait alors ressentir. Ces manifestations de sevrage peuvent être plus ou moins intenses : des maux de tête aux tremblements jusqu'aux nausées ou encore un ressenti de douleur.

  • La dépendance psychologique : Elle est liée à l'effet de bien-être procuré par la situation. En quelque sorte, la personne ne s'imagine plus vivre sans les effets de cette addiction. La dépendance psychologique peut durer dans le temps, car elle est liée à des habitudes contrairement à la dépendance physique qui peut disparaître après plusieurs jours.


L'emprise de la dépendance

On le sait, presque toujours, il s'agit dans un premier temps pour le sujet, de se donner du plaisir occasionnellement, ou d'échapper à une douleur, une souffrance, un mal-être, par un acte. Cet acte consiste à consommer une substance donnée (alcool, tabac, drogue, nourriture) ou à se livrer à une activité particulière, de sorte d'éprouver une forme d'ivresse (jeu excessif, conduite extrême, fièvre acheteuse, etc.). Cet état peut revêtir un attrait suffisant pour que le sujet soit tenté d'y revenir, surtout s'il répond à un besoin de celui-ci.

Dans un deuxième temps, cet acte se répète indéfiniment sans que le sujet en conserve le contrôle. Celui-ci est alors sous son emprise : une emprise d'intensité variable, souvent croissante. Il est alors capital de comprendre l'histoire et les raisons de cette addiction. Cette démarche facilitera la remotivation du consultant à renoncer à son addiction et l'aidera à restaurer sa capacité de décider par lui-même.

L'hypnose comme outil d'intervention

L'hypnose peut être utilisée pour se libérer des addictions. 

Phase de stabilisation

Il s'agit dans un premier temps de travailler sur une stabilisation psychologique, émotionnelle et comportementale. L'hypnose présente alors plusieurs avantages dans le traitement des addictions. Tout d'abord, elle peut aider à réduire le besoin en modifiant les associations mentales et en renforçant la volonté de résister aux envies. De plus, l'hypnose peut contribuer à atténuer les symptômes de sevrage en aidant les individus à gérer le stress et l'anxiété associés à l'arrêt de la consommation. Enfin, l'hypnose favorise des changements durables en modifiant les schémas de pensées et en renforçant la motivation.

Saisir le mouvement intentionnel

Toutefois, il est nécessaire après cette phase de stabilisation de travailler sur le mouvement intentionnel de la personne souffrant d'addiction. En effet, il paraît déterminant de pouvoir résoudre les conséquences psychologiques et physiques d'expériences de vie perturbantes voire traumatisantes. Il sera alors important de travailler avec vous sur cette dimension afin d'envisager à terme, une libération vis-à-vis de l'addiction.

Pour cette deuxième phase, il est indispensable d'orienter la prise en charge de façon plus large et de la faire vivre sur un mode plus orienté « thérapie ». 

Pour ce faire, vous trouverez ma démarche dans l'onglet « A propos ».