LES QUESTIONS QUI SE POSENT A VOUS

Je constate qu'il y a quatre grandes typologies de situations qui amènent les personnes à me consulter :

  1. Une situation liée à un événement ( plus ou moins récent ) qui génère de la souffrance, une perte de repères et qui révèle des blocages structurels ou conjoncturels, une difficulté voire une incapacité à traverser une épreuve ;

  2. La répétition de situations, une confrontation régulière à la répétition de schémas qui deviennent inconfortables voire insoutenables : " toujours le même type de partenaire avec le même résultat", "changement de travail et toujours autant d'insatisfaction", "toujours le même sentiment de frustration dans les relations familiales"...

  3. Un questionnement profond sur le sens de la vie, de sa vie et de ses attentes ;

  4. Une réponse face à des douleurs, des peurs d'ordre phobique voire à des problèmes d'addiction.



Ces typologies de situation peuvent souvent donner lieu à de l'anxiété ou à de l'angoisse.


Source : Psychologie de la peur - Christophe André


Souvent, un décalage peut être alors perçu entre ce qui se passe dans le réel et ce qui est véritablement ressenti.

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    Ce décalage peut se situer au niveau :

  • Des émotions : la réactivité émotionnelle apparait intense ou absente face à un événement ou à la parole de quelqu'un par exemple ;

  • Du corps : la réactivité sensorielle ou douloureuse apparait intense ou absente face à un stimulus tel qu'un toucher non sollicité par exemple ;

  • Des pensées : le discours intérieur devient très présent ou attaquant envers soi-même ;

  • De la relation : avoir du mal à saisir ce qui se passe en soi ou dans le lien à l'autre et se laisser surprendre par certains comportements.



Comment savoir si vous avez besoin d'un accompagnement ?

Il n'y a pas de mauvais ou de bon moment pour bénéficier d'un soutien psychologique. Certains signaux peuvent cependant vous alerter et vous conduire à prendre rendez-vous.

Répétitions : Les mêmes scénarios se répètent dans votre vie

Surréactions : Vous vivez mal le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice

Comportement : Vous avez des mauvaises habitudes, des addictions 

Corps : Votre corps vous parle en symptômes 

Bonheur : Vous ne vous sentez jamais heureux

Idées noires : Vous avez un sentiment persistant de tristesse, d'impuissance ou de désespoir

Estime de soi : Vous avez un jugement négatif vis à vis de vous même


Une vision négative de soi peut alors impacter la vision du présent comme celle du futur.


Selon Jeffrey Young (psychologue Américain), cette vision négative de soi peut être alimentée par un ou plusieurs schéma(s) précoce(s) inadapté(s).


Un schéma précoce inadapté est :

- un thème récurrent et envahissant en lien avec un enjeu émotionnel spécifique ;

- constitué de souvenirs (ou de traces mnésiques fragmentées), d'émotions, de cognitions et de sensations corporelles souvent intenses ;

- une croyance fondamentale sur soi ou sur autrui, amenant l'individu à réagir de manière irréfléchie et stéréotypée, et à anticiper de façon rigide les comportements d'autrui ;

- développé généralement pendant l'enfance et l'adolescence, souvent en réponse à un besoin psychologique non comblé par les figures d'attachement ;

- consolidé à l'âge adulte par des expériences négatives qui alimentent le schéma ;

- lié à un dysfonctionnement significatif dans la vie sociale, professionnelle ou familiale du patient.

Les schémas correspondent à des structures mentales sélectionnées par un environnement et devenues inadaptées à un autre environnement. Ils peuvent par ailleurs avoir présenté une valeur de survie dans l'histoire de l'individu en cas de psycho-traumas notamment durant le temps de l'enfance.


Avec le temps, les dysfonctionnements peuvent alors prendre la forme de comportements inadaptés.  Ceux-ci apparaissent ainsi comme autant de réponses en termes de connaissances ou croyances de base qui constituent la compréhension qu'une personne a d'elle-même, du monde et des autres.


Le déclenchement d'un schéma se présente selon cette séquence :
Menace perçue ⇒ Stratégie d'adaptation ⇒ Comportement


Les schémas peuvent déjà se développer à un stade préverbal. Dans ce cas, ils prennent naissance avant que l'enfant n'ait acquis le langage. L'enfant est alors si petit, que seules sont stockées des émotions et des sensations corporelles. Les cognitions (représentations, croyances) seront ainsi rajoutées plus tard, lorsque l'enfant accèdera au langage et commencera à penser et parler avec des mots.



Ma réponse en tant que praticien dans le champ de la Thérapie en relation d'aide

Mon postulat est que les symptômes et les difficultés vécus en termes de comportements sont, dans un contexte donné, les manifestations cohérentes des modèles mentaux (c'est-à-dire des représentations et des croyances) de la personne concernant la réalité qu'elle se fait d'elle-même, des autres et du monde. Précisons toutefois que le contenu ainsi que la signification de ces modèles mentaux sont rarement explicites. En effet, pour la plupart, ils ont fait l'objet d'une engrammation (fait de fixer une empreinte) partielle (on parle de mémoire implicite) ou d'un refoulement (mécanisme de l'inconscient) qui renvoie à un mode de défense. En référence à la Thérapie de la Cohérence (TC), il sera donc nécessaire d'aller rechercher cette cohérence, c'est à dire les liens établis entre les comportements et les stratégies d'adaptation mises en place, de les travailler afin de les faire évoluer vers un modèle de fonctionnement plus apaisé, plus approprié au contexte de vie actuel du consultant.

Le symptôme correspond à ce dont le sujet va se plaindre, qui le fait souffrir et à ce qui le pousse à consulter. Concrètement il peut se présenter comme état émotionnel (tristesse, peur, angoisse, irritabilité, sentiment de dépréciation de soi…) associé à des comportements vécus comme dysfonctionnels (humeur changeante, agressivité, passivité, procrastination, difficultés à trouver de l'intérêt dans ses activités, à exécuter des tâches quotidiennes, abus de certaines substances…) qui va être présenté comme gênant, perturbant voire handicapant en lien avec une souffrance que l'on cherche à soulager. 

Le symptôme est bien souvent la conséquence de deux types de blessures de l'enfance : les blessures traumatiques et les blessures d'attachement. Les blessures traumatiques se forment lorsque les besoins de sécurité ne sont pas satisfaits suite à des évènements menaçants ou à de la maltraitance. Les blessures d'attachement apparaissent elles, lorsque les besoins émotionnels ne sont pas satisfaits : on parle de négligence affective. Il est à noter que lorsque les parents sont physiquement violents ou menaçants, ils infligent à la fois des traumatismes et des blessures d'attachement.

La formation d'un État du Moi peut ainsi devenir une réponse créative au traumatisme. Dans ce cas,une partie de l'individu (État du Moi) reste bloquée au moment du traumatisme (impact émotionnel et croyance négative) et va influencer de manière inconsciente la personne durant toute sa vie en la maintenant dans des comportements inappropriés, un malaise diffus et/ou des schémas répétitifs. Lorsqu'un État du Moi domine les autres de manière excessive, cela peut entraîner des troubles de la personnalité ou des difficultés dans la gestion des émotions et des relations interpersonnelles .

" Je ne suis pas responsable de ce que l'on a fait de moi, mais je suis responsable de ce que je fais avec ce que l'on a fait de moi " : Jean Paul Sartre

Mon travail consiste ainsi à vous accompagner, à trouver grâce à vos ressources, un nouvel équilibre et suivre votre propre chemin afin de vous aider à dépasser, à vous libérer de vos blocages et souffrances. Souvent, il permet de revisiter l'enfance. Cet accompagnement se fait dans le respect du rythme de chacun.


Révéler les champs des possibles à travers le changement !

Contrairement à la psychanalyse qui questionne le « pourquoi » du problème (c'est-à-dire à l'analyse de ses causes profondes), ma pratique qui s'inscrit dans le courant des thérapies brèves s'intéresse davantage à la question du comment :

« Comment faire pour aller mieux ? »

« Comment faire pour créer du changement ? »

Même reléguées dans l'inconscient, les blessures gouvernent d'une manière ou d'une autre l'esprit en occupant une partie de l'espace mental et émotionnel.

L'Hypnose permet d'aller chercher des évènements profondément ancrés dans l'inconscient et de revisiter des éléments de vie difficiles voire traumatiques afin de les intégrer comme des souvenirs résolus.

L'hypnose est également un outil performant en tant qu'activateur des ressources intra-personnelles.

« L'hypnose, c'est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d'une autre personne »

Milton Hyland Erickson


La solution du problème se trouve à l'intérieur de chacun. Le praticien est simplement là pour accompagner, soutenir, refléter et servir de caisse de résonance à ce que la personne dit ou ressent afin de la guider vers la solution et la rendre actrice de son changement.


Sentir dans son corps que le passé est terminé est ce qui assure le changement.

La clé de la réussite passe ainsi par le corps. La prise en charge du praticien doit permettre à la mémoire du corps de traiter les blessures relationnelles voire les psycho-traumatismes.


"Le corps dit les émotions bien avant que la tête les comprenne"

Marc PISORIO



Combien de séances sont nécessaires ?


L'hypnose fait partie des thérapies brèves. Par conséquent, quelques séances peuvent parfois suffire à obtenir des résultats satisfaisants et durables. Cependant, si une amélioration est constatée dès la première séance, elle est rarement suffisante pour que les résultats soient durables. ​

Au delà de ces constatations, il m'apparaît difficile de répondre précisément à cette question. En effet, le nombre de séances peut varier d'une personne à l'autre et selon le sujet traité. Toutefois, si plusieurs séances sont nécessaires, il peut être intéressant d'espacer ces séances de 15 jours afin que vous ayez le temps d'intégrer le travail effectué.



Comment savoir si une séance d'hypnose thérapeutique a fonctionné ?


Une séance d'hypnose réussie procure une détente et un relâchement de l'esprit. Une évolution notamment dans la perception des traits du visage ainsi que du regard, sont significatifs et se font remarquer aussitôt la séance terminée. En général, ces modifications, bien qu'imprécises, font valoir un apaisement comme une légèreté voire une sérénité chez le consultant quand il retrouve son état d'éveil habituel. La sensation de légèreté revient souvent dans les prises de paroles des personnes que je reçois. Tout cela est assez facilement détectable par le praticien qui lui même, peut se sentir encore sous l'influence de la séance et de la transe hypnotique qu'il a partagé avec le consultant.

Pour autant, il est quasiment impossible pour vous, en tant que consultant, de savoir à l'issue d'une séance d'hypnose si celle-ci a fonctionné. Il faudra attendre un peu avant de pouvoir évaluer l'importance des changements attendus. Cependant, certains signes évocatoires d'une transe hypnotique au niveau physiologique peuvent vous permettre d'évaluer votre niveau d'implication dans la séance. 

Les Yeux

L'un des premiers signes physiologiques que vous pouvez observer est lié à vos yeux. Pendant une séance d'hypnose, il est fréquent que les yeux deviennent plus lourds. C'est le premier des indicateurs qui laissent à penser qu'une personne est bien entrée dans un état modifié de conscience.

Les Muscles

Le relâchement musculaire est un autre signe important. Si vous vous sentez plus détendu sur le plan physique après la séance, c'est généralement là aussi, un bon indicateur que la séance vous a donné la possibilité d'entrer en état modifié de conscience.

Le Rythme cardiaque et respiratoire

Un rythme cardiaque plus lent et un ralentissement au niveau du rythme respiratoire peut également être le signe d'une séance d'hypnose réussie en terme de transe hypnotique. En effet, l'état modifié de conscience a souvent un effet apaisant sur le système nerveux autonome ce qui peut se traduire par un ralentissement du rythme cardiaque comme du rythme respiratoire qui sont tous deux concomitants.

La Température du corps

Enfin, certains consultants rapportent une modification de la température corporelle. Il s'agit souvent d'une sensation de chaleur ressentie pendant la séance d'hypnose. Cela peut être un dernier indicateur que la séance vous a bien mis en situation de vivre un état modifié de conscience.



Comment savoir si l'accompagnement dont je bénéficie m'est utile ?


Il est nécessaire de rechercher les signes de votre quotidien qui montre que l'accompagnement dont vous bénéficiez vous apporte plus de bien-être et une évolution sur votre façon de vous positionner vis à vis de vous-même et des autres. 

Voici quelques exemples :

- La présence à soi et aux autres me semble plus aisée ;

- Je me sens plus apaisé face aux personnes importantes de ma vie ;

- Je me sens davantage capable de reconnaître et savoir repenser la complexité de la vie ;

- J'arrive à observer et à mieux comprendre mes fonctionnements que j'ai depuis longtemps ;

- Je comprends mieux mes émotions, mes déclencheurs et mon histoire ;

- J'accepte mes difficultés avec plus de bienveillance et je me juge moins souvent ;

- Je prends des décisions qui sont plus en cohérence avec mes besoins et mes valeurs ;

- Je prends le temps de m'interroger sur mes intentions avant d'agir ...


Les grandes orientations de mes accompagnements

Dans ma pratique, je ne m'arrête pas à la description des symptômes visibles. Je cherche à comprendre comment fonctionne le psychisme en profondeur à travers quatre axes :

  • Les mécanismes de défense : façons (plus ou moins adaptées) dont le psychisme se protège de l'angoisse ;

  • Le niveau de fonctionnement : névrotique, limite ou psychotique, selon la stabilité de l'identité et du rapport à la réalité ;

  • La dynamique relationnelle : comment la personne vit ses liens dans le transfert, l'attachement et les relations d'objet (capacité à aimer, à créer des liens stables ou au contraire à détruire/éviter les relations) ;

  • Les capacités d'intégration et de mentalisation : aptitude à tolérer les contradictions internes et à comprendre ses propres états mentaux et ceux d'autrui.

Mes accompagnements ont ainsi pour but de favoriser chez la personne qui consulte, des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel, comportemental ainsi que dans son système interpersonnel. Je tiens à préciser ici que je n’interviens pas sur la dimension psychotique qui reste en dehors de mon champ de compétence.

Mon intervention se base sur des fondamentaux comme la création d'une relation d'alliance thérapeutique, la fixation d'objectifs, des moments d'expression des émotions douloureuses jusqu'alors évitées, le développement de nouvelles habilités, l'accroissement de l'espoir, la non linéarité dans la perception des progrès perçus, la persévérance, l'engagement…

Ce travail implique dans ma pratique, l'utilisation de techniques spécifiques qui répondent aux besoins du consultant et que je vous présente dans l'onglet " Mes techniques d'accompagnement ". 

Vous constaterez que mon champ de compétence dépasse largement celui de l'hypnose thérapeutique. En effet, mon intention est de mettre à votre disposition un large panel en termes de techniques d'accompagnement. Cette approche intégrative me donne ainsi les moyens de m'adapter à la réalité de chacun des consultants afin d'être en capacité de répondre de la manière la plus efficace qu'il soit à vos attentes.


Par ailleurs, afin d'être au plus proche de vos préoccupations comme de vos interrogations, vous retrouverez de façon plus contextualisée l'essence de mes interventions dans l'onglet " Ma démarche ".

Je tiens par ailleurs à préciser que l'ensemble de ces techniques spécifiques alimentant mes différents champs de compétence en matière d'accompagnement, s'appuient sur la prise en compte de grands principes que je vous évoque dans l'onglet portant le même nom.



Les bienfaits d'une approche intégrative

Une approche dite " intégrative " s'inspire de concepts et de techniques complémentaires pour mieux s'adapter aux besoins du patient. Une telle approche se rapporte également au fait d'intégrer les systèmes affectifs, cognitifs, comportementaux et physiologiques de la personne accompagnée afin d'avoir une grille de lecture plus vaste. Cela facilite alors la compréhension de ce qui se passe et offre la possibilité de mettre en œuvre des modes d'intervention diversifiés. 

Une telle démarche permet non seulement de soulager les symptômes, mais aussi de faciliter un changement durable en explorant et en résolvant les causes profondes de la détresse psychologique.


jj